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surface-de-plancher.fr

Calcul de la surface de plancher

Calculez la surface de plancher et l'emprise au sol de votre projet et découvrez le régime d'autorisation applicable.

Type de bâtiment

Saisissez chaque espace créé : le plan, la surface de plancher, l'emprise au sol et la formalité se mettent à jour à chaque changement.

Section AB · parcelle 214 (exemple)

Schéma à l'échelle : la maison existante en aplat, les espaces créés hachurés accolés à droite ; recul à la limite latérale 4,61 m ; recul à la limite du fond 3,50 m.

  • Existant
  • Créé
  • Créé sans surface de plancher
Espaces du projet, avec leur surface de plancher et leur emprise au sol
Niveau Espace Dimensions Nature Surface de plancher Emprise Retirer
m 25,42 m² m²
m 0 m² (déduit) m²
m² 0 m² (déduit) m²
m 0 m² (déduit) m²

Dimensions intérieures, au nu des murs. Emprise estimée avec des murs de 20 cm, côté maison exclu : remplacez-la par votre mesure extérieure.

Votre projet et votre terrain

Sur le Géoportail de l'urbanisme ou à la mairie.

m²
m²
Terrain, pour les reculs du plan (facultatif)
m
m
m
m

Par exemple AB 214, sur cadastre.gouv.fr. Elle ne sert qu'au titre du plan.

Le détail, article par article

  1. Extension : travaux sur une construction existante. R. 421-13 · R. 421-14 · R. 421-17
  2. Surface de plancher créée 25,42 m², emprise au sol créée 62,26 m² : la plus grande des deux mesures décide, soit 62,26 m². R. 421-9 a · R. 421-14 a et b · R. 421-17 f · circulaire de 2012, § III.2
  3. Zone U d'un PLU, d'un PLUi ou d'un document en tenant lieu : le seuil de la déclaration préalable passe à 40 m². R. 421-17 f · R. 151-18
  4. 62,26 m² créés, plus de 40 m² : permis de construire. R. 421-14 b
  5. Surface de plancher après travaux de 143,42 m², 150 m² au plus : pas d'architecte obligatoire. L'emprise au sol ne compte pas. R. 431-2 a

Une ligne par espace créé suffit : l'outil applique les déductions de l'article R111-22 du Code de l'urbanisme, mesure l'emprise au sol et en tire la formalité. Voici comment saisir, ce qui compte, et comment lire le verdict.

En bref

La surface de plancher est la somme des surfaces closes et couvertes de chaque niveau, mesurées à l'intérieur des murs de façade, moins huit déductions (article R111-22). En maison individuelle, cinq seulement s'appliquent : embrasures, trémies, parties trop basses sous plafond, stationnement et combles non aménageables. Pour la formalité, c'est la plus grande de la surface de plancher créée et de l'emprise au sol créée qui se compare aux seuils de 5, 20 et 40 m².

Mis à jour le par la rédaction. Notre méthode

Comment saisir votre projet

Saisissez une ligne par espace créé : le niveau, un nom, les dimensions intérieures et la nature de l'espace. Les dimensions se prennent au nu intérieur des murs, c'est-à-dire de parement fini à parement fini, au-dessus des plinthes. Ignorez les embrasures (l'épaisseur du mur autour des portes et fenêtres) : en mesurant ainsi, elles ne sont jamais comptées.

Pour un espace découpé en plusieurs pièces, mesurez l'espace entier entre les murs de façade, cloisons comprises. La surface de plancher compte les cloisons : additionner les pièces une à une la sous-estime. Si vous saisissez pièce par pièce, ajoutez une ligne « Cloisons et murs intérieurs » ; sans elle, le détail du verdict affiche un rappel.

La nature décide du traitement de chaque ligne. « Pièce », « Atelier ou stockage », « Véranda close », « Cave ou cellier » et « Abri clos » comptent en entier. « Sous 1,80 m » sert aux parties basses, sous un rampant ou sous un escalier. « Stationnement », « Combles non aménageables » et « Trémie d'escalier » sont déduits. « Non clos » (carport, auvent) et « Terrasse couverte ouverte » n'ont pas de surface de plancher, mais une emprise au sol.

L'emprise de chaque ligne

L'emprise au sol est la projection verticale du bâtiment, murs et isolation compris. Pour une ligne close au rez-de-chaussée, l'outil l'estime en ajoutant des murs de 20 cm sur trois côtés, le côté de la maison étant exclu. Remplacez cette estimation par votre mesure extérieure dès que vous l'avez. Les lignes d'étage n'ont pas d'emprise propre.

Les réglages du projet

Sous le tableau, indiquez le type de projet, la zone du plan local d'urbanisme (PLU), la surface de plancher et l'emprise de la maison existante, et si le terrain est en secteur protégé. La zone se lit sur le Géoportail de l'urbanisme ou à la mairie. Les dimensions du terrain et la référence cadastrale ne servent qu'au plan.

Le choix « Logement collectif », au-dessus du plan, ne change rien aux lignes proposées : l'outil ne permet pas de saisir les déductions propres au collectif (locaux techniques, caves desservies par une partie commune, forfait de 10 %). Il est fait pour une maison individuelle.

Sous un rampant, tracez la ligne des 1,80 m

Sous une toiture en pente, seule la bande où la hauteur dépasse 1,80 m compte. Repérez au sol la ligne où le plafond atteint 1,80 m, puis saisissez la bande haute en « Pièce » et le reste en « Sous 1,80 m ». La page aménagement de combles calcule cette bande à partir de la pente.

Ce que compte la surface de plancher

L'article R111-22 du Code de l'urbanisme définit la surface de plancher comme la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades. Tous les niveaux comptent : rez-de-chaussée, étages, mezzanines, combles et sous-sol, aménageables ou non.

Un niveau est clos et couvert quand la toiture et les menuiseries extérieures sont posées. Un balcon, une loggia ouverte, une terrasse ou un carport ne le sont pas. Une véranda l'est, et compte.

Les cloisons, les murs intérieurs et le mur qui sépare la maison du garage restent dans le calcul. Ce qui en sort, ce sont les murs de façade et leur isolant, et les huit déductions du texte. La page définition de la surface de plancher détaille chaque alinéa.

Les murs extérieurs ne se déduisent pas

Ils ne sont jamais comptés, puisque la mesure part de l'intérieur des façades. Ne retirez donc pas leur épaisseur une seconde fois d'une surface déjà prise à l'intérieur.

surface de plancher : 25,42 m² au nu intérieur des murs 6,20 m intérieur 6,60 m extérieur débord de toitsans poteaux :ne compte pas emprise :28,38 m² maison
Une même extension, deux mesures : la surface de plancher au nu intérieur des murs (6,20 × 4,10 m = 25,42 m²), l'emprise au sol à l'extérieur des murs, isolation comprise (6,60 × 4,30 m = 28,38 m², un mur étant partagé avec la maison). Le débord de toit sans poteaux ne compte pas.

Les huit déductions, en bref

L'article R111-22 retire de la surface mesurée :

  1. l'épaisseur des murs autour des embrasures de portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ;
  2. les vides et trémies d'escalier et d'ascenseur (la trémie est l'ouverture du plancher où passe l'escalier) ;
  3. les parties dont la hauteur sous plafond est de 1,80 m ou moins ;
  4. le stationnement des véhicules, rampes d'accès et aires de manœuvre comprises ;
  5. les combles non aménageables, parce que le plancher ne peut pas porter ou que la charpente encombre ;
  6. les locaux techniques d'un immeuble collectif ;
  7. les caves et celliers d'un immeuble collectif desservis uniquement par une partie commune ;
  8. 10 % des surfaces d'habitation d'un immeuble collectif à parties communes intérieures.

Les trois dernières ne s'appliquent jamais à une maison individuelle : une chaufferie, une cave ou un cellier de maison comptent. Le tableau ci-dessous reprend les espaces les plus courants, avec la surface taxable et la surface habitable pour comparaison.

Ce qui compte dans chaque surface (maison individuelle)
EspaceSurface de plancherSurface taxableSurface habitable
Pièce du logementCompteCompteCompte
Cloisons et murs intérieursCompteCompteDéduit (R156-1)
Mur entre une pièce comptée et un local non compté (maison et garage)CompteCompteDéduit (R156-1)
Trémie d'escalier ou d'ascenseurDéduit (R111-22 2°)Déduit (318 J b)Déduit (R156-1)
Emprise de l'escalier au niveau bas (placard sous la volée compris)CompteCompteDéduit (R156-1)
Garage ou place de stationnementDéduit (R111-22 4°)Selon la position du garageDéduit (R156-1)
Atelier, stockage ou réparation dans un garageCompteCompteDéduit (R156-1)
Combles aménageablesCompteCompteSi aménagés
Combles non aménageables (plancher qui ne porte pas, ou charpente encombrante)Déduit (R111-22 5°)CompteDéduit (R156-1)
Cave ou cellierCompteCompteDéduit (R156-1)
Local technique (chaufferie, local électrique)CompteCompteDéduit (R156-1)
VérandaCompteCompteDéduit (R156-1)
BalconDéduit (R111-22)Déduit (BOFiP, § 60)Déduit (R156-1)
Terrasse couverte non closeDéduit (R111-22)Déduit (BOFiP, § 60)Déduit (R156-1)
Carport ou abri ouvertDéduit (R111-22)Déduit (BOFiP, § 60)Déduit (R156-1)

Exemple : une extension avec garage, combles et carport

C'est l'exemple affiché dans l'outil, sur une maison de 118 m² de surface de plancher, en zone U d'un PLU. Les dimensions sont fictives.

  1. Extension du séjour, 6,20 × 4,10 m : 25,42 m², nature « Pièce », comptés en entier. Emprise estimée : (6,20 + 0,40) × (4,10 + 0,20) = 28,38 m².
  2. Garage accolé, 5,50 × 3,00 m : 16,50 m², déduits au titre du stationnement (R111-22, 4°). Emprise estimée : 5,90 × 3,20 = 18,88 m².
  3. Combles, partie sous 1,80 m : 3,60 m², déduits (R111-22, 3°). À l'étage, ils n'ont pas d'emprise propre.
  4. Carport, 5,00 × 3,00 m : non clos, pas de surface de plancher. Emprise : 15,00 m², sans murs à ajouter.

Résultat : 25,42 m² de surface de plancher créée et 62,26 m² d'emprise au sol créée (28,38 + 18,88 + 15,00). La plus grande des deux mesures décide : 62,26 m², au-delà des 40 m² de la zone U. Il faut un permis de construire (R421-14 b).

La surface de plancher après travaux atteint 118 + 25,42 = 143,42 m². Elle reste sous 150 m² : l'architecte n'est pas obligatoire. Pour information, la surface taxable créée serait de 41,92 m², car un garage accolé sans niveau au-dessus y reste en principe compté.

Sans le garage ni le carport, l'emprise créée tombe à 28,38 m² : une déclaration préalable suffirait (R421-17 f). Ce sont donc deux constructions sans surface de plancher qui font passer ce projet au permis.

Lire le verdict

Le cadre du verdict donne la formalité, la mesure qui décide (« l'emprise créée dépasse 40 m² en zone U ») et l'article. Le lien « Voir le détail article par article » déroule chaque étape avec son texte : nature des travaux, mesure retenue, seuil de la zone, architecte.

Les seuils appliqués sont ceux du Code de l'urbanisme. Pour une extension, la déclaration préalable vaut jusqu'à 20 m², ou jusqu'à 40 m² en zone U d'un PLU ou d'un PLUi, et même pour 5 m² ou moins, puisque la façade change. Entre 20 et 40 m², le permis redevient obligatoire si la surface de plancher totale dépasse 150 m². Une annexe détachée passe au permis au-delà de 20 m², même en zone U.

Quand le texte laisse deux lectures, le verdict porte la mention « à confirmer en mairie » et donne les deux possibilités. Le verdict ne dit rien des règles locales : hauteur, aspect, recul ou coefficient d'emprise fixés par le règlement de votre zone. Pour un projet que l'outil ne propose pas (piscine, pergola, terrasse), utilisez l'outil déclaration préalable ou permis.

Existant, démoli, créé

La fiche d'aide officielle au calcul compte en trois colonnes : surface existante (A), surface démolie ou supprimée (B), surface créée (C). La surface totale après travaux vaut A − B + C.

Le calculateur suit cette logique simplifiée. Les lignes du tableau sont les espaces créés ; la surface existante se saisit une fois, dans les réglages. Elle sert à deux règles : la bascule au permis au-delà de 150 m² et le recours obligatoire à l'architecte. Reprenez-la sur un permis antérieur, ou mesurez-la avec la même méthode : nu intérieur et déductions.

Si vos travaux démolissent une partie de la maison, retirez cette surface de l'existant que vous saisissez : le total après travaux reste juste. Aucun texte ne dit en revanche si une démolition peut compenser une création pour les seuils de formalité. Par prudence, comptez la surface nouvelle en entier comme créée, et posez la question à votre mairie.

Le mur extérieur devenu intérieur

Quand une extension s'appuie sur une façade, l'ancien mur extérieur devient un mur intérieur. La circulaire du 3 février 2012 demande alors d'inclure son emprise dans la surface de plancher totale : il était hors du calcul, il y entre.

Exemple : une extension de 4,00 × 5,00 m intérieurs (20,00 m²) contre une façade de 0,30 m d'épaisseur, ouverte sur 5,00 m. Le mur ajoute 5,00 × 0,30 = 1,50 m². La surface créée passe à 21,50 m², et le total d'une maison de 144,10 m² à 165,60 m².

L'inclusion dans le total est certaine. Son classement en surface « créée » est probable, sans texte qui le dise en toutes lettres. Dans l'outil, ajoutez une ligne « Pièce » aux dimensions du mur et remplacez son emprise par 0 : l'ancien mur figure déjà dans l'emprise existante.

maison existante extension ancien mur extérieur, devenu intérieur
Après une extension, l'ancien mur de façade devient un mur intérieur : sa surface entre dans la surface de plancher totale de la maison (circulaire du 3 février 2012). La compter aussi comme surface créée est la lecture probable : faites-la confirmer par la mairie.

Et ensuite

Si le verdict est une déclaration préalable, la page déclaration préalable de travaux liste les pièces du dossier, et quel cerfa indique les cases où reporter vos surfaces. Pour l'emprise au sol en détail (débords, terrasses, piscines), voyez la page emprise au sol. Pour un bail ou une vente, c'est la surface habitable qui compte.

Questions fréquentes

Comment calculer la surface de plancher d'une maison ?

Mesurez chaque niveau clos et couvert à l'intérieur des murs de façade, au-dessus des plinthes, cloisons et murs intérieurs compris. Retirez ensuite les trémies d'escalier, les parties trop basses sous plafond, le garage et les combles non aménageables. La fiche d'aide officielle procède ainsi, en trois colonnes : existant, démoli, créé.

Le garage compte-t-il dans la surface de plancher ?

Non pour la partie réservée au stationnement et à la manœuvre des véhicules (R111-22, 4°). Oui pour un atelier, un établi ou un espace de rangement délimité dans le garage, et pour le mur qui sépare le garage de la maison. Le garage compte en revanche dans l'emprise au sol. Pour la surface taxable, tout dépend de sa position : accolé sans niveau au-dessus, il y est en principe compté ; en sous-sol ou sous un étage, il en est exonéré depuis 2022.

L'isolation intérieure réduit-elle la surface de plancher ?

Oui. La circulaire du 3 février 2012 exclut l'épaisseur des murs extérieurs et celle des matériaux isolants : on mesure depuis le parement intérieur fini, doublage isolant exclu. Les cloisons et les murs intérieurs, eux, restent comptés.

Un balcon ou une terrasse couverte comptent-ils ?

Ni l'un ni l'autre ne compte dans la surface de plancher : ils ne sont pas clos. Une terrasse couverte sur poteaux compte en revanche dans l'emprise au sol, comme un carport. Fermée par des parois et des menuiseries, une loggia ou une terrasse couverte devient un espace clos et, en principe, compte.

Que signifie SDP ?

SDP est l'abréviation courante de surface de plancher. Elle a remplacé la SHON et la SHOB pour toutes les demandes déposées depuis le 1er mars 2012. La définition complète reprend l'article R111-22 alinéa par alinéa.